Grâce à la culture populaire, se représenter mentalement ce qu'est l'intelligence artificielle (IA) est devenue chose facile. Qu'il s'agisse de WALL-E, de R2-D2 ou de HAL, la technologie prend souvent la forme d'une créature sensible, capable de réflexion. Les scénaristes hollywoodiens la représentent ainsi au cinéma, mais qu'en est-il dans le monde des affaires ?

L'IA permet à un ordinateur ou à un robot contrôlé par ordinateur d'effectuer des tâches couramment associées aux êtres humains. D'après George Despinic, responsable marketing produit chez Mitel, ils peuvent, par exemple, tenir des conversations semblables à celles des humains, raisonner, découvrir la signification d'un terme, généraliser ou apprendre de leurs expériences passées.

Aujourd'hui, plus de 60 % des entreprises ont déjà mis en œuvre l'IA. En fait, nombre d'entre elles l'intègrent à leurs solutions de communication dans le cloud, en utilisant la technologie pour améliorer l'expérience client et la productivité. 

Malgré tout, définir l'intelligence artificielle reste un défi, car la technologie est en constante évolution. Entreprises, gouvernements et universités jouent tous des rôles clés dans le développement de l'IA et l'évaluation de ses capacités. Pour comprendre ce qu'est l'IA, il convient d'examiner comment certains des experts en la matière la définissent à ce stade.

Comment les analystes définissent l'intelligence artificielle

Plusieurs cabinets de recherche et conseil réputés étudient cette discipline et écrivent abondamment à son sujet. Par exemple, Gartner prédit que la valeur commerciale mondiale accumulée grâce à l'intelligence artificielle passera de 1200 milliards de dollars en 2018 à 3900 milliards de dollars en 2022. Ce cabinet de recherche considère l'intelligence artificielle comme une « technologie qui semble imiter les performances humaines en apprenant, en tirant ses propres conclusions, en semblant comprendre les contenus complexes, en engageant des dialogues naturels avec les gens, en améliorant les performances cognitives des humains ou en remplaçant les personnes pour exécuter des tâches non routinières. »

Les applications possibles vont des véhicules autonomes à la reconnaissance vocale automatique, en passant par la détection de nouveaux concepts et abstractions. Ce cabinet fait d'ailleurs remarquer que ce dernier point « sera utile pour détecter de nouveaux risques potentiels et aider les humains à comprendre rapidement d'énormes volumes d'informations en constante évolution. »

Selon le cabinet de recherche IDC, l'IA aidera non seulement les humains à comprendre les problèmes, mais également à les résoudre. Il la définit comme étant « un ensemble de technologies qui utilisent la compréhension et le traitement profonds du langage naturel pour répondre à des questions et émettre des recommandations et des conseils. »

Emerj (anciennement TechEmergence) insiste sur la capacité d'apprentissage de l'IA. Ce cabinet de recherche la décrit comme « une entité capable de recevoir des informations de l'environnement, d'interpréter et de tirer des enseignements de ces données, mais également d'adopter des comportements et actions flexibles qui l'aident à atteindre un objectif particulier sur une période donnée ».

Quant au cabinet d'audit Deloitte, il établit la distinction entre l'IA étroite et l'IA générale : « Les IA étroites sont généralement bien supérieures aux humains pour accomplir la tâche pour laquelle elles ont été conçues : À titre d'exemples, citons la reconnaissance faciale, les programmes de jeu d'échecs, le calcul, la traduction. En matière d'IA, le Saint Graal est une IA générale, c'est-à-dire un système unique capable d'apprendre et de résoudre n'importe quel problème. C'est exactement ce que nous, les humains, faisons : nous pouvons nous spécialiser dans un sujet spécifique, qu'il s'agisse des mathématiques abstraites ou de la psychologie, en passant par le sport ou l'art. Nous pouvons devenir des spécialistes dans tous ces domaines. »

Comment les universitaires définissent l'intelligence artificielle

Les universitaires ont consacré des décennies à repousser les limites de la technologie. John McCarthy a fondé la discipline de l'intelligence artificielle à Stanford et a inventé cette expression en 1956. Sa définition est l'une des plus anciennes : « C'est la science et la conception de machines intelligentes, en particulier de programmes informatiques intelligents. Elle peut être assimilée à la tâche qui consiste à utiliser des ordinateurs pour comprendre l'intelligence humaine, mais l'IA ne se limite pas forcément à des méthodes observables biologiquement. »

Karen Hao, journaliste spécialisé dans l'intelligence artificielle pour la revue MIT Technology Review souligne que « la grande majorité des avancées et des applications de l'IA dont vous avez entendu parler se rapportent à une catégorie d'algorithmes appelée "apprentissage machine". » Ce sont des technologies qui disposent de puissants moteurs de recommandation, comme Netflix ou Amazon, et rendent possible la reconnaissance faciale et vocale.

Comment les entreprises de haute technologie définissent l'intelligence artificielle

Bien sûr, ce sont les données qui rendent ces exemples d'utilisation possibles. Selon le leader de l'analytique SAS, « l'IA permet aux machines d'apprendre de leur expérience, de s'adapter à de nouvelles informations et d'effectuer des tâches de façon similaire aux humains. La plupart des exemples d'intelligence artificielle que vous connaissez aujourd'hui, des programmes de jeu d'échecs aux voitures sans chauffeur, reposent fortement sur un apprentissage approfondi et un traitement du langage naturel. Grâce à ces technologies, les ordinateurs peuvent être formés pour accomplir des tâches spécifiques en traitant de grandes quantités de données et en reconnaissant des modèles ou motifs dans ces données. »

Chacune de ces définitions apporte de nouveaux éléments importants au concept global de l'intelligence artificielle, mais l'apprentissage reste au cœur de chacune d'elles. Toutefois, cette capacité d'apprentissage repose sur l'aptitude à communiquer, ce que Murray Campbell, chercheur éminent chez IBM et concepteur de DeepBlue, le superordinateur spécialisé dans le jeu d'échecs, décrit comme crucial pour l'évolution de l'IA :

« Pour que les hommes et les machines puissent travailler ensemble, ils doivent pouvoir interagir de manière beaucoup plus naturelle, et la conversation est notre mode de prédilection pour échanger des informations. »

En effet, les entreprises tireront parti de l'IA, car elle transformera leur façon d'interagir avec les clients. Dans le cadre de l'expérience client, l'IA remplace les humains œuvrant généralement dans ce domaine, comme un vendeur, un prestataire de service ou un responsable de support, par un bot ou robot intelligent.
De nouveaux cas d'utilisation verront le jour à mesure que la technologie deviendra de plus en plus sophistiquée. Cela signifie que la définition de l'IA continuera d'évoluer et que les entreprises devront suivre le rythme pour en récolter les fruits.

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